Le climat de notre planète se réchauffe et la vallée de Chamonix est un bon observatoire de cette évolution que l’on peut suivre avec le recul des glaciers, l’élévation de la limite forêt/alpage, les modifications des périodes et des volumes d’enneigement. Cette augmentation des températures moyennes est attribuée aux émissions de gaz à effet de serre (dont le CO2) liées à le consommation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) dans les secteurs de l’énergie, de l’industrie et des transports. A côté des mesures à prendre pour réduire les gaspillages et substituer aux énergies émettrices de CO2 d’autres énergies, il est possible de stocker dans le sous-sol le CO2 produit par les plus gros émetteurs (centrales thermiques, cimenteries, raffineries, industries sidérurgiques,…). Des solutions de stockage en anciens gisements de gaz et pétrole sont déjà mises en oeuvre, ainsi que l’injection de CO2 dans les aquifères salés profonds. Des pilotes d’injection dans les veines de charbons non exploitables sont également à l’étude. La conférence se proposait de présenter ces solutions de stockage et de les replacer dans le débat sur les moyens de lutter contre les émissions de CO2.
Dr Eric Gaucher - BRGM Service Environnement et Procédés